
Jusqu'ici, structurer un compte Figma revenait souvent à empiler des dizaines de "Projects" à plat, sans hiérarchie possible. Une équipe qui grossit, un client qui multiplie les marques, une agence qui gère quinze comptes en parallèle : passé un certain volume, retrouver le bon fichier devenait un jeu de piste.
Figma corrige le tir avec les dossiers imbriqués. Concrètement, les Projects deviennent des dossiers classiques, que vous pouvez désormais empiler les uns dans les autres, jusqu'à 10 niveaux de profondeur, et coloriser pour créer des repères visuels instantanés.
Le déploiement se fait progressivement sur les prochaines semaines, sur tous les plans, du Starter à l'Enterprise.
Sur le papier, ça ressemble à une simple fonctionnalité de rangement. Dans la pratique, c'est une réponse directe à un problème que toute agence ou équipe produit connaît bien : la structure d'un outil doit pouvoir suivre la croissance du travail, pas la freiner.
Avant, la seule façon de simuler une hiérarchie consistait à préfixer les noms de Projects avec des conventions maison ("01_Client_Marque_Phase2"), ou à multiplier les Teams pour compenser l'absence d'imbrication. Ça fonctionnait, mais ça demandait une discipline de fer et ça ne résistait pas longtemps à l'arrivée de nouveaux membres dans l'équipe.
| Avant (Projects) | Après (Folders imbriqués) |
|---|---|
| Structure plate, un seul niveau par équipe | Jusqu'à 10 niveaux d'imbrication |
| Aucun repère visuel natif | Dossiers colorables pour hiérarchiser d'un coup d'œil |
| Partage à configurer fichier par fichier ou projet par projet | Héritage automatique des accès depuis le dossier parent |
| Conventions de nommage artisanales pour simuler une hiérarchie | Structure native qui reflète l'organisation réelle du travail |
Chez Mazette.co, on jongle au quotidien entre plusieurs marques, plusieurs clients, et parfois plusieurs phases de projet pour un même compte. Autant dire qu'on attendait cette fonctionnalité depuis un moment déjà.
Ce qu'on apprécie particulièrement, c'est l'héritage des permissions. Sur un projet client avec des sous-marques ou des déclinaisons régionales, pouvoir structurer l'accès une fois au niveau du dossier parent, puis affiner ponctuellement pour un sous-dossier sensible (une phase encore confidentielle, par exemple), c'est exactement le niveau de granularité qui manquait. Avant, on bricolait avec des partages fichier par fichier, ce qui finissait toujours par créer des trous dans la raquette.
La colorisation des dossiers, elle, peut sembler cosmétique au premier abord. Mais sur des comptes avec quinze projets actifs en parallèle, ce genre de repère visuel fait gagner des secondes précieuses à chaque ouverture de Figma, et des secondes multipliées par le nombre de designers sur un compte, ça finit par compter.
Un bémol tout de même : la limite de 10 niveaux d'imbrication, si elle paraît généreuse, peut aussi devenir un piège. Rien n'empêche une équipe mal disciplinée de créer une arborescence à rallonge, aussi illisible qu'un dossier système Windows des années 2000. La fonctionnalité donne les outils pour bien s'organiser, elle ne garantit pas qu'on s'en servira intelligemment. Comme toujours avec Figma, la gouvernance reste une affaire humaine avant d'être une affaire d'outil.
Notre recommandation pour les équipes qui gèrent plusieurs comptes ou marques : profitez de ce changement pour repenser votre arborescence dès maintenant, plutôt que de reproduire à l'identique vos anciens Projects mal empilés. C'est l'occasion parfaite pour remettre de l'ordre une bonne fois pour toutes.
Si vous travaillez avec Figma au quotidien sur des projets web, cette mise à jour s'inscrit dans une tendance plus large : celle d'un outil qui mûrit vers des usages d'équipe à grande échelle. À suivre notamment aux côtés des évolutions autour de Figma Motion et des agents IA annoncés à Config 2026, qui vont eux aussi redessiner la façon de collaborer dans l'outil.
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