L’UX design (User Experience Design, ou conception de l’expérience utilisateur) est la discipline qui consiste à concevoir un produit digital pour qu’il soit utile, facile à utiliser et agréable, de la première visite jusqu’à l’objectif atteint. Elle s’appuie sur la recherche utilisateur, les tests et l’itération plutôt que sur l’intuition seule, et précède le travail visuel de l’UI design.
La norme ISO 9241-210 définit l’expérience utilisateur comme l’ensemble des perceptions et des réactions d’une personne qui résultent de l’usage, ou de l’anticipation de l’usage, d’un produit, d’un système ou d’un service. L’expression est souvent attribuée à Don Norman, qui l’aurait popularisée dans les années 1990 lorsqu’il travaillait chez Apple. Le mot compte : l’expérience commence avant l’ouverture du site (la publicité, la recherche Google) et continue après (l’e-mail de confirmation, le support).
L’UX design touche donc à la structure d’un site, au vocabulaire des boutons, à la manière dont un formulaire gère une erreur, à la vitesse de chargement, et pas seulement à son apparence.
L’UX répond à « que doit pouvoir faire la personne, et dans quel ordre ? ». L’UI design répond à « à quoi ressemblent les écrans qui le permettent ? ». Les deux se travaillent ensemble, mais pas dans le désordre : un bel écran posé sur un parcours mal pensé reste un mauvais produit.
Les étapes ne forment pas une ligne droite : un test qui échoue renvoie souvent à l’étape précédente, et c’est précisément son intérêt.
Les dix heuristiques d’utilisabilité de Jakob Nielsen, publiées dans les années 1990, restent la grille de relecture la plus utilisée. Quatre d’entre elles suffisent pour un premier diagnostic :
À ces principes s’ajoute l’accessibilité web : une expérience qui exclut une partie du public n’est pas une bonne expérience.
Une bonne UX se constate. On suit en général le taux de réussite d’une tâche (la personne y arrive-t-elle ?), le temps pour l’accomplir, le nombre d’erreurs, et la satisfaction déclarée, par exemple avec le questionnaire SUS (System Usability Scale), un standard court de dix questions. Côté analytics, un fort abandon sur un formulaire, des clics répétés au même endroit ou des questions qui reviennent sans cesse au support sont des signaux qu’un point du parcours coince.
Les deux disciplines se recoupent plus qu’on ne le croit. Une arborescence claire aide les visiteurs à trouver leur chemin et aide les moteurs à comprendre le site. Un temps de chargement court et une page lisible sur mobile retiennent les visiteurs, et la vitesse figure parmi les facteurs que Google dit prendre en compte. Un contenu qui répond vraiment à la question posée évite le retour immédiat vers les résultats de recherche. Travailler l’UX et le SEO ensemble, c’est éviter de les opposer.
L’UX ne se limite pas aux applications. Un site vitrine a ses tâches : trouver une offre, comprendre ce qui la distingue, prendre contact. Chaque clic en trop, chaque formulaire trop long et chaque page illisible sur mobile coûtent des demandes. Pour une entreprise qui prépare une refonte, un audit UX/UI en amont permet de savoir quoi garder, quoi corriger et quoi refaire : nous en expliquons l’intérêt dans notre article Pourquoi un audit UX/UI avant une refonte Webflow change tout.
Chez Mazette.co, recherche utilisateur, prototypage et tests se font dans le cadre de UX/UI et Product design, pour un site comme pour un produit SaaS.
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